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Un recueil de textes et d'idées.

Les serres du ciel

 

Ce sont des lames tachés de sang, des piques nimbé de terreur, des bouches ouvertes laissant un cri d'horreur s'échapper de l'antre de leur corps. 

Je déchire le voile des damnés et fait saigner les innocente victime, tords leurs entrailles, éclates leurs viscères, fait hurler mes victimes, je suis le sombre, le ténébreux, l'innomable créatures de vos nuits blanches et rouges. la pensée inavouable de vos esprits, je me cache dans les éclats de rires, derrière votre masque social, là où la crasse et le sale se niche.

Je suis votre souhait inavouable de revanche, de vengeance, contre le destin qui vous déshérite, je suis le putride, la pourriture de vos grimaces escamotés  par un paraître de gentillesse, de faux sourire, fragile faciès. Mon règne n'a ni début ni fin il s'écoule comme le temps sur votre peau. Habits de douleurs, gilets souillés et souliers éventré je suis tapis dans ce miséreux là où vos regards de connivence et de satisfaction converge pour rassurer votre peur de prendre sa place.

Mais comme l'horloge sonne minuit vient un temps où nous nous retrouverons pour le dernier souffle.

 

Simon Facy

Les belles jambes

 

Interminables, aux talons aiguilles, aux bustes fière, quelle classe, quelle coupe...

Je suis marchand de belles courbes, de la belle italienne, à la dangereuse colombienne, de la somptueuse africaine à la joueuse indonésienne.

J'ai joué avec elle au jeux de jambes, à la danse des draps, au jeu des grands. 

Elles m'ont laissé m'abreuver à leur bouche,  étancher ma soif sur de belle poires et dieux sais qu'il n'y a plus agréable et plus juteux que croquer dans ce fruit. 

Je me suis lécher les babines et je dois l'admettre bavé d'envie devant cette abricot  et les péchés on redonné des fruits.

C'est là au milieu de tous ces arbres fruitiers que j'ai touché du doigt le nirvana.

 

Simon Facy