Poésie

Ensemble de poésies et textes libres

Je te cherche

Après tous ces couchés de soleil, après toutes ces aurores, après la pluie, l'orage, le ciel bleu et l'atmosphère lourd de ta présence, je te cherche encore.  Que mes jours soient tristes, colériques  ou que sais-je...

Dans chaque instant, si prompt à disparaître, je cherche toujours ta présence. Aurais-je préféré ne pas te connaître ? Dans mes langes, aux prémices de ma conscience, tu étais là. Tu es mon docteur, ma beauté, mon inconnue, ma rencontre et bien sur mon acte manqué. 

Alors dehors ou dedans, alors hier ou demain, je poursuivrai cette quête futile, ridicule, misérable, de trouver ton amour.  L'amour des miens, de ce hublot perlé de ces goûtes emmenées par les vagues éternelles. 

Que le bateau descende au creux ou atteigne le haut de la vague, tu es toujours là, amour d'un marin, éprouvé par l'océan. 

Je te survole, je nage dans tes étendues d'eau, je t'entends dans la brise, je te vois dans ce fragile brin d'herbe, porté par le vent. Dans la fragilité des anciens, dans la joie des enfants. 

Tu m’as laissé l'espérance en héritage et le cynisme en testament, et bien soit que mon esprit soit bouleversé par tes opposés  par tes antipodes, qu'il tremble d'angoisse face à cette pièce jeté dans les airs et que je réitère ta maxime "Alea jacta est", ainsi le sort se chargera de ma destinée et  un autre inscrira mes pas en ton sein.

 

Simon Facy

On écrit...

 

On écrit des pages, on écrit des lignes, et comme une rivière ces mots comme des petites gouttes d'eau s'enchaîne et font des rivières et des fleuves et tous se jettent dans l'océan des lettres.

Ce mot a lui seul représente une infinité d'image, de métaphore, de pensées dans lequel s'enfuit notre esprit. Alors on court lisant à la volée, survolant leurs beautés, et lorsque l'on croit être à la fin, un autre livre appuyé sur la table de chevet et l'on rêve déjà à une nouvelle aventure, à un nouveau voyage au-delà de notre réalité, et pourquoi, vous écris je tout ça, pour rendre hommage à tous ce qui m'ont précéder sans qui je serais vide d'idées, alors à toi Paolo, Federico, Saint Exupéry, et l'inconnu qui laisse derrière lui un roman sans laisser trace de son nom, aux mille et une nuits, je dis milles merci, d'avoir démontré que même les histoires sans auteur peuvent rendre beaucoup de bonheurs.

 

Simon Facy

Escalade

 

Je grimpe aux murs,  je dégringole en parabole, je m'avachis en épiphanie, je joue les sauvages en folie du verbiage, je cours en parcours de mots, je roule en mode cool, je m'escamote en litote, je tricote à la belote, je gesticule en pédoncule, je m'agite sans limites, je tique et toque à votre porte, je rêve sans trêve, je boue comme sang chaud, je craque à cause du traque, je me déshabille comme on tombe un jeu de quilles, je déterre d'anciens réverbères, je griffe quand je vois ton pif, je muscle mon jeu de mots, je raconte sans compte rond, je crédite cette petite Édith, je vends mes sujets au verts, je bois du jus hors la loi, je fuit la beauté des chats aux chapeaux, je peaufine mon stock de paraffine, je sèche comme un fruit de mer, je merde pour te perdre, je respire l'odeur de ma tirelire, je me suspend comme des points en suspension,  je foire ma grammaire, je chie l'orthographe, j'éclate la ponctuation, je fini par dire au petit littré va bien te faire.... Et pour le dico même topo ! Quant au dernier je ne sais pas l'écrire, je ne l'ai jamais ouvert et toujours j'ai préféré la sauce béchamel ça au moins je m'en rappel.

 

Simon Facy

Clac

Claquette, tête à clac, clic clac claquement de l'ouverture usé, j'ai les chaussures dansantes, l'habitude d'être pris pour cible, et l'usure légère attaque mes souliers,  mocassin, tongue, bottes de 7 lieux, sneakers flashi, de marche ou satin, à qui revient le soulier oublié à la fin du bal, pantoufles de soie, basket tendance, je t'use à chaque fois, croc, ou à talon aiguille, de ville ou de sport, t'as la côte au stade pour faire des tour de circuit, transpiration absorbé, loi des séries, customs ou classiques, en cuir ou en toile, imperméable ou les doigts de pieds au vent, à bulles ou à semelles renforcées, il y a beaucoup de recouvre pieds, d'habit de panard, de chausson d'arpions, je vous laisse sur ces chausses choisir celles qui sied à l'œil et au confort de petons . De mon côté j'essaie de roder mes nouveaux souliers. 

Allez un 43 m'ira parfaitement et pour la marque surprenez moi j'avoue ne savoir-faire quel choix.

Simon Facy

Signe

 

Je ne signe pas, je n'appose pas de nom, je ne m'approprie pas mon art, ultime provocation de l'artiste qui pense que son œuvre à plus de valeur que sa personne, vous voulez acheter mon art, alors achetez le pour ce qu'il est et non pour celui qui l'a fait. L'art n'est pas un produit manufacturé. Il n'est pas un artifice de plus dans ce monde où la limite d'une carte géographique défini où et à qui appartient ce bout de terrain, L'art est l'essence d'une esthétique qui à milles interprétation, un million de sens et des milliard d'années, dans le bleu profond de l'océan L'art se développé déjà dans la beauté de la vie, dans l'incommensurable magnificence d'un organisme capable de bouger alors recevez mon art comme un écho de la beauté de cette terre où tous nous venons et où tous nous gisons. Je suis éphémère et préfère le rester, l'éternité est une prison dont les barreaux sont la tentation des dieux, l'infini est la cage de celui qui ne sais se contenter, l'immortalité est le rêve d'une créature frustré d'être seulement de passage Ici-bas, et l'immuabilité la folie d'un monde sans progrès, adieu et au souvenir d'un simple humains parmi les siens.

 

Étonnant

Sur le fil, derrière les drapeaux, aux fenêtres ouvertes, je laisse cette lettre, aux vêpres, aux guêtres, aux maîtres de ce feu. Encore l'eau s'évapore, encore, je vois les œufs éclosent, j'entends sonner les cors.

Ensemble tout se ressemble, tout s'assemble, et encore je vois ta main qui tremble, je revois l'humilité imposé par ce trouble, par cette maladie, par ce mal, qui ronge les âmes, j'entends et je vois encore ta volonté de me protéger et de m'offrir un futur doré. Peut-être ton désir ne fut pas satisfait mais je devrez me sacrificié pour que nom résonne comme une jolie consonne. Un J ou je vis le frisson de ma vie dédié à des déités dont je ne connais le nom mes dont ta mécanique et ton regret fait encore pleurer mes lettres, alors je serais ton autodafé, pour celle à qui Bon an, mal an, tu donnas un amour troublé et pourtant si beau comme la fragilité de l'homme emmena cette fleur à s'ouvrir et à nouveau fleurir, gardien de sa beauté je resterai le gardien de la fin de son chemin. Amour et mécaniques du cœur seront à jamais la question posée.

 

Simon Facy