Poésie

Ensemble de poésies et textes libres

Et Si la magie opère

Opération à cœur ouvert, chirurgie horlogère, analyse énergétique à la réplique du abracadabra je réponds expiadolosius et Bim patatras deux oreilles blanches apparaissent pour enfin laisser le chrono faire un tour de cadran. À l'astre solaire je vole l'arc en ciel, au ciel mon amour de la magie ma fait gire là sur ce tapis de mousse déconfits et finalement sans plus d'enchantement alors je repris la branche de noisetiers pour à nouveau être sourcier faute d'être sorcier je ferai renaitre le miracle de la vie par un geste précis l'eau reprendra son jet hors de la terre et jettera à nouveau son pouvoir minérale pour aller emplie mon pré.

 

Simon Facy

Sourire

 

Malice, voyou, bébé, amoureux, blagueur, fière, contenté, satisfait fait se relever le coin des lèvres, ici ou ailleurs dans la guerre ou la maladie, dans la pauvreté ou la folie tous vint un moment où l'une ou l'autre amènerai l'entourage, le monde à se rappeler que cette courbe grande ou discrète réapparaît et avec cette belle expression reviens l'envie de revivre, de reconquérir la joie, le plaisir, la félicité et bien sûr l'amour d'offrir au monde et mystère plus vieux que les vivants plus savant que le savoir plus puissant que le médicament. Cette chose, cette art, ce pouvoir tu me l'as offert encore d'une voix douce et tendre, tu as fait se détendre ma mine crispée, mon visage renfrogné et alors j'ai compris et cru à nouveau en moi, en nous, en eux.

Du plus petit au plus grand celui qui perds le don de laisser à l'autre entrapercevoir, l'émotion simple et innocente vole un peu de gaité, subtilise et dérobe aux pauvres ce qui reste la plus grande richesse des hommes la capacité à partager le bonheur. 

Alors rie, pleur, assombri ton monde si tu es pauvre de cœur mais de grâce laisse à nous les humbles cette merveille qui n'est aucune des sept et qui et pourtant plus magique et magnifique que le colosse puisqu’après que je lui ai souris il était conquis. 

La quête de ma vie et de réussir par tous les temps à sourire au ciel et à la terre pour lui dire merci et puisse mon sourire marquer ce monde plus que mes mots.

Simon Facy

Avenir

Il est beau l'après, il est doux et on l’attend avec pleins d'étoiles dans le regard. L'œil étincelant rêves d'un lointain pleins de promesses, pleins de joies et de rires. On a beau maudire le présent de s'étirer trop longuement, comme un chat lascif, le temps s'apprécie par parcimonie et cueillir les perles de rosé sur la feuille étendue aux rayons d'un soleil nouveau importe autant que se languir d'un demain engageant. J'ai pris le temps de te regarder bien quelquefois mes yeux ont tenté de capturer ta beauté aux creux de mes larmes, mais rien n'y fait tu t'es toujours échappée comme l'avant, disparue à ma vue. Si ma mémoire défaille et s'il ne me reste qu'à observer l'instant où je vis sans plus visions illusoires d'un jour où je ne vois que le crépuscule de mes jours alors soit, mes yeux resteront là à contempler ce jour et à veiller s'est dans un temps infini.

Puisque de tout temps je fus surpris et de tout souvenir je fût envahi, j'admets bien volontiers, le fait de cette terrible vérité cruelle et pourtant si belle d'être à jamais prisonnier de devoir simplement exister ici et maintenant où là-bas s'efface et seul me reste ta main tendu prête à chaque instant à toucher ton absolu.

Simon Facy

Munch

Je ne laisserai qu'un cri, comme lui, mon seul pouvoir, ma seul puissance, ne sera pas dans l'aisance de mes lettres, ni dans la feinte facilités de mes scène de tragédies où ni Shakespeare,  ni Molière, ni verront à redire,  ce ne sera pas non plus dans mes chants archaïque ou aux envolées empreint de douceur que tu trouveras la force de mon cœur, non, c'est là de jour comme de nuit, par temps de pluie ou de vents,  dans l'absence de l'autre,  loin des miens que tu trouveras mon âme fatiguée mais belle et bien encore prête à montrer à ce monde, cette univers, que l'homme que je suis à choisi pour seul vrai message,  un simple et pourtant si frappant cri sourd où par trop d'extrême,  brouillant, pour faire encore circuler dans mes veines le sang de lui et d'elle qui me firent l'honneur de fouler à pied et bras nus, cette terre et ces cailloux si petits et pour comme mon cri, si grand.

Simon Facy

Il y a de la neige

 

C'est doux au regard, c'est blanc et cotonneux, le soleil, la fait briller comme milles étoiles au firmament. 

Ma main effleure ces cristaux si fragiles, la glace a formé une étoile flottant dans l'air comme une plume de givre.

Je m'enivre des paysages au visage transformer en immenses tableaux monochrome où l'immaculée, ou la nacre, où le laiteux, où le blanc resplendissant habille mes montagnes faites de forêts prisonnières de la grâce de l'hiver, ou mes prairies ont pris un manteau à l’allure des dames élégante dans leur fourrures soyeuses où le miroir glacé renvoie milles et un rayon de lumière.

Cristalline et si légère, les pattes d'oies, les flocons du froid, les pétales graciles, ont rendu grâce à la reine de l'hiver, à celle rendant au froid, au manque, et à l'absence, une fragrance, un parfum et une lumière chuchotant aux petits comme aux grands, c'est beau l’hiver !

Simon Facy

Ne m'approcher pas

Ne m'approcher pas je suis le mal aimé, le va nu pieds, le bossu le miséreux, l'handicappe, le faible, le mauvais, le grincheux, le bizarre, le sarcastique, le sale, le négatif, le silencieux, le malade, le pauvre, le drogué, le frustré, le fou, le hargneux, le peureux, le triste, le maussade, l'inconnu, l'étranger, le balafré, le monstre, l3 solitaire, le rejeté, le bouc émissaire,  le méfiant, le louche, le prisonnier, le coupable de vous renvoyé tel le miroir de la sorcière le reflet dont vous ne voulais surtout pas voir en vous tout ce que je suis.

Je suis tout ce que votre monde cache à la vue des JT, des publicités, des affiches, du show-biz, des cours de recré. 

Et si l'on me retrouve pendu, ou oublié dans le sanatorium, que tout le détourne le regard, que l'on se dépêche de m'oublier, moi l'idiot, d'accepter que le monde est votre vitrine, à vous qui savez mieux mentir, que le diable dont vous ne craignez que ressurgissent l'idée. 

Si vous souhaitez redevenir humain alors laissez entrer rien qu'une fois dans votre cœur tous ce monde qui vous fait peur et accepter que nous ne sommes ni anges ni démons mais un arc en ciel qui mêle le gris et l'ensoleillé puisque après tout ce monde  ne peu voir le beau que dans la nuance infini de nos vies.

 

Simon Facy