Poésie

Ensemble de poésies et textes libres

Terreur rouge

C'est là, dans la nuit, au vol d'un papillon emplit de secret, qu'appartient mon effroi, mes frayeurs nocturnes, et cette lune d'un rouge éclatant, où l'on jurerai voir apparaître le visage de ma défunte épouse. Le souvenir de son agonie hante encore mes nuits.

Alors les yeux écarquillés fixant le plafond le sommeil se refuse à moi, et les pensées tourne aux creux de cet instant suspendu par un fil invisible. 

Auquel ma hantise s'accroche, j'ai le sentiment désagréable qu'une par de moi prends un plaisir secret à cette destruction mentale, je ressens comme un malin plaisir à me savoir vivre les tribulations et les turpitudes d'un esprit enfiévré, possédé.

 

Simon Facy

Aux malhabiles, Aux pantins

 

Triste sort, de recevoir la dette d'être subordonnée au mal, triste sort d'être berné par les mauvais. Tu cherches à défaire plus grand que toi, sache que depuis Esope, Aristote et Ptolémée, c'est toujours le moins fougueux le plus lent à la besogne qui triompha de cette vie. Alors bande ton arc sur le bon gibier, décoche tes flèches, comme si tu n'en posséder qu'une et vise sans défaillir, la corde raide, l'œil vif et la volonté assurée te permettra d'avoir pitance et victoire de te rassasier.

 

Simon Facy

Sous des larmes de sang

 

Alvéoles, nid, pénates, alcôves, antre, palais, tour d'Ivoire, édifices sacré, sanctuaire oublié, grottes, cabanes, hutte, maison, manoir, demeure, grange, garage, appartement, pyramide, cachette secrète, grenier, paillasse, matelas, foyer, temple, châteaux, église, mosquée, synagogue, bains, café, brasserie, hôtel, hammam, sauna, place, théâtre, hospice, bar, lounge, ranch, tipi, hamac, tante, bungalow, caravanes, couchettes, cinéma, arène, zénith, festival, cirque, tellement de lieux, tellement d'endroit, tellement de chez moi, nomade ou sédentaire, voyageur ou pantouflard, aventurier ou touriste, sacré ou commun, privé ou publique, naturel ou construit, séculaire ou moderne, où que vous trouviez vos aise, alléger vous un instant et rêver au firmament.

 

Simon Facy

Suis-je seul ?

Pourquoi as tu touché mon front, Pourquoi as-tu baigné mon enfance, Pourquoi m'as tu rendu aveugle, là ou d'autres voient leur destinée, là ou d'autres avancent sur du lendemain, pourquoi ta main à serré la mienne,  pourquoi les affres de l'ignorance survole ma marche au milieu des ombres, je t'ai écouté, j'ai suivis ta parole, j'ai baissé la tête devant ton pouvoir, j'ai cru en toi, pourtant je suis encore sourd aux échos de ton monde. Demain s'évapore comme ta présence à mes cotés, tu si grand, si parfait que mon regard n'ose soutenir la vue de tes iris, je t'aime autant que mes forces me le permettent, je suis ta destinée faute de savoir quel sera la mienne.  Je t'ai vu dans les fleur modeste et isolé, je t'ai entendu par ton chant sibyllin, par la voix des séraphin par la beauté de la rose. Tu m'as béni tu m'a fait voyager au-delà de la réalité et je me retrouve échoué sur le sable dorée, offre moi à jamais le bonheur de ta rencontre.

 

Simon Facy

Comment savoir...

 

Comment savoir, si dans les sables je verrai cette rose éternelle, comment savoir si dans tes forêts je rencontrerai le cerf esprit des bois, comment savoir si le tigre croisera mes pas dans le désert blanc de l'infinie de ta Sibérie...

Je ne le sais, je ne sais si mes pas me mèneront devant les beautés éternelles ou les supplices de l'existence.  Je cris, je pleure, j'hurle, j’absorbe l'ire face à la certitude, face à ton présomptueux savoir. Le miens est pleins de doute, pleins de flous, de mystère. 

Pourtant je m'acharne, je lutte, je me bats chaque jour, pour m'approcher de toi. Que tu sois la dame de mon âme, la reine de mon cœur ou la clairvoyance sur le jour qui vient avec l'intime conviction que je ne suis pas seul aveugle avançant dans ces ténèbres. Où j'avance maintenu libre et heureux par je ne sais quelle magie.

Si le monde me le permet j'offrirai mes lettres, mes écrits comme un phare immuable dans ce monde si fragile et ma foi transcendera les siècles pour éclairer les ténèbres de l'humanité.

Simon Facy 

 

 

 

Un jour

Un jour je ne serais pas artiste, je serai la magicienne de mes idées, je serai un oiseau qui chante, une plume qui virevolte, une feuille qui tourbillonne, un nuage blanc dodu et paresseux, je serai une mousse des bois, belle et odorante, un coquillage fermé jusqu'à ce que l'on trouve la clé, un grenier perdu avec pleins de babioles oubliées. 

Un jour je ne serai pas artiste par ce que cette case-là elle est trop petite pour moi.

 

Simon Facy