Poésie
Ensemble de poésies et textes libres
Une lettre à un ange
Les paroles s'envolent si vite, les émois bien vite leur suivent le pas, mais ton corps châtain, ton parfum vermeil, émerveille mon regard. L'amour sauvage, farouche, touche mes sens et emporte le peu de raison qu'il me reste, si je te fais défaut si je m'abime à mirer les artifices de celles qui n'ont pour seul attrait leur goût pour la monnaie, c'est simplement la cause du temps, des aiguilles ralentissent et si longues avant de pouvoir à nouveau avoir quelques instants partagés à tes côtés, tu rêves de mes lettres de la beauté de mon phrasé quand je reste obsédé par l'idée d'être en compagnie de celle qui nourris mes insomnies, quelques soit ton nom, ou la terre où tu vis mon âme ne peut résister à revenir hantée la douce femme si prompte à raviver ma flamme alors ôte ma souffrance et permet à mon cœur d'être soulagé de ta présence pour croire encore et m'enivrer de tous tes sens. À un ange je dédie ces mots puisque l'amour n'a que pour seul limite ta peau.
Simon Facy
Pas d'erreurs, pas de fautes, pas d'anicroches, pas de maladresses.
Ton portrait doit être parfait, ton visage pur, ton émoi impeccable, ton esprit carré.
On dit de toi que tu es parmi nous, on dit de toi que tu t'incarne dans les modèles, les célébrités, les grands de ce monde, la nature au proportions adéquate, le sanctuaire au parvis inviolable, la cité à l'allure radieuse, les confins aux senteurs du paradis et l'univers infini à la vue duquel chacun reste pantois.
Non content de se trouver, non satisfait de se reconnaître, non heureuses de se voir, non complaisant ils font semblant de te ressembler puisque tu les hantes, fantôme, phénomène de cire, fallacieuse apparitions, terribles illusions, tu es partout en nous et d'aucun n'admette ton imparfait, d'aucune ne peuvent s'amuser de cette cicatrice, certains bienheureux voient comme moi tout le paradoxe d'être tout à la fois beauté dans l'espace impromptu, et hideuse silhouette dans le profil du canon.
Au silence, je préfère l'irruption d'un incongrue, à l'absence je reconnais les bien faits et aux faits je reconnais l'existence.
Alors sans un bruit, j'attends le son de ton pinceau sur mes lèvres, avec envie je patiente sur ton départ au-delà de nos vies et hésitant je te donne le temps de repeindre la toile de ma vie.
Simon Facy
PAR DE LÀ LES TEMPS
Il y eût dès le début, il y eut dès le commencement, un serment. Ils seraient choisis, les indigents, les innocents, les ignorants aux mascarades, aux camarades, aux escapades.
Toujours un ou une serait le clou, le caillou, l'impromptût, celui que ceux qui se turent devant le spectacle des puissants choisir d'être le cavalier sans tête, l'homme au masque de fer, la dame sortie des ombres et à leurs nombres, ces grands, ces bouffis, ces gorgés de sang devraient plier genou, devraient à la modestie le droit de règne.
Alors face contre terre, alors genoux à terre, mains criant forfait, seraient contraint d'apprendre que la noblesse n'a point besoin de couronne, de fastes et de renommée.
Elle est par delà l'histoire caché, mystère dévoilée à celui ou celle qui de vertus le cœur s'éprend, qui de combat ne voit que sa propre destinée.
Qu'ainsi tous ici, sachent enfin le fin mot des héros, il est toujours simple et inexorablement complexe, un A et quelques lettres, vous offriront l'art d'être aimé.
VERGOGNE, AVEC CRACHIN LAISSE LE PANTIN DEVENIR HUMAIN.
Simon Facy
Il s'en va, il s'en vient, il nous quitte, il nous rejoint à chaque mardi, à chaque mois de juin, un départ et un renouveau, j'ai osé, j'ai entrepris d'evincer un tyran, un bourreau et enfin perdu la partie de poker, sur un air de wagner. J'aurais pu, j'aurais dû être plus amen, plus magnanime, peut-être plus doux,mais le temps était au gris, l'herbe elle était jauni, et je fît un saut à l'aveugle sans vraiment savoir où mes pieds retomberai.
Une vraie pagaille, une folie, la zizanie et puis les gouttes de pluie on fini par revenir, et j'ai arrêté de le maudire, derrière l'envie, derrière la vie, le corridor de cette sacro-sainte mort, y a eu un dîner où on s'est rassembler, Blaise, m'a sembler mal à l'aise, et foucault mieux lotis fît de moi un roi, alors j'offris à la dame le droit impudent de siéger à mon côté malheureusement ou avec fortune nôtre juste cause était accompagné du fou, du bouffon, celui-là même, amoureux des chrysanthèmes.
Alors encore et toujours le cortège loin de tout sacrilège repris du mordant, de la hargne et nous vîmes à la cîme de la pentes l'infime bonheur de saluer Mallarmée et tout un lot de vieux oripeaux.
Comme tout ici, souhaite toujours un final, une dernière pirouette, j'ai pris mon couvre chef et les jeté derechef, à l'assemblée, il finit enfin entre les paluches, d'un innocent prompt à se couvrir son haut de crane et crané d'être le nouveau patron, du bal des cons.
Simon Facy
Pourra-tu m'aimer jusqu'au dernier jour ?
Après tous couchés de soleil, après tous ces aurores, après la pluie, l'orage, le ciel bleu et l'atmosphère lourd de ta présence, je te cherche encore. Que mes jours soient tristes, colériques ou que sais-je...
Dans chaque instant, si prompt a disparaître, je cherche toujours ta présence. Aurais-je préféré ne pas te connaître ? Dans mes langes, aux prémices de ma conscience, tu étais là. Tu es mon docteur, ma beauté, mon inconnue, ma rencontre et bien sur mon acte manqué.
Alors dehors ou dedans, alors hier ou demain, je poursuivrai cette quête futile, ridicule, misérable, de trouver ton amour. L'amour des miens, de ce hublot perlé de ces goûtes emmenées par les vagues éternelles.
Que le bateau descende au creux ou atteigne le haut de la vague, tu es toujours là, amour d'un marin, éprouvé par l'océan.
Je te survole, je nage dans tes étendues d'eau, je t'entends dans la brise, je te vois dans ce fragile brin d'herbe, porté par le vent. Dans la fragilité des anciens, dans la joie des enfants.
Tu m’as laissé l'espérance en héritage et le cynisme en testament, et bien soit que mon esprit soit bouleversé par tes opposés par tes antipodes, qu'il tremble d'angoisse face à cette pièce jeté dans les airs et que je réitère ta maxime "Alea jacta est", ainsi le sort se chargera de ma destinée et l'autre inscrira mes pas en ton sein.
Un marin des vagues littéraires.
Simon Facy
Je vole
Je vole, je m'envole, je décolle que voulez-vous je suis un peu folle, j'ai mes trésors, mes monceaux de merveilles, même seule, je vois la vie en rouge coquelicot, en bleu iris, en vert opale. À mes yeux le beau et au-delà des mots, à mon regard la vie est frivole, éphémère et pleines de promesses.
Alors je danse seul sous la pluie et me dit qu'au loin une autre danse aussi heureuse de la vie. De ce miracle ou dans mes bras il sera protégé du rapace cruel, c'est fou, c'est impossible, c'est incroyable et pourtant moi j'y crois. Offrez-moi des fleurs de toutes les couleurs pour recouvrir la noirceur, offrez-moi des pinceaux pour tout repeindre en beau, offrez-moi des oiseaux pour emplir l'azur de fragile créatures, et voyez mon corps danser comme une flamme rassurante, une herbe folle, une beauté nouvelle, laissez-moi croire au monde, à l’espoir, à la liberté et surtout à l'amour partagé.
Simon Facy