Poésie

Ensemble de poésies et textes libres

Ondine

Glissement de la pensée, vagues psychiques, effondrement des corps, tempête d'idées, mon esprit vacille, mon cœur s'arrache de ma poitrine, mes entrailles vomissent la bile de votre monde.

Mes tissus se déchire dans un océan de hurlements, et j'érige encore une montagne de chairs et d'os, et me recroqueville, flottant aux vents mon navire ballotté par les ondes maritimes.

J'attends ma terre promise, mon ilot de paix où mon corps sera protégé des folies de votre monde. Je ne suis ni cette eau rouge, ni cette terre poussiéreuse, ni ce vent violent, ni ce grondement du tonnerre.

Je suis l'éternel écrivain qui décrit et déforme en vain cette terre.

 

Simon Facy

Quai

 

Il y aura toujours un quai où s'amarrer.

Les matelots on troqué leurs vareuses pour des robes soyeuses et des bretelles chaleureses.

Et oui le quai tient malgré les années. 

Mon Quai, il n'est pas comme à Saint-trop, pourtant le soir, on sait danser et chanter. Pour un moment, la navigation laisse place aux artistes, de tous bords, et à la foule prête à motiver chanteuses et chanteurs. Ils viennent de loin nos musiciens et navigue sur les rivières de goudron, Cahin-caha les Billomois sont là.

Promis, juré, pas de sifflet simplement de la bonne humeur et de l'allant aux cœurs. 

Si je rate un couplet pardonnez mes facéties j'ai un pied au sol, et une oreille au ciel.

Oyez, oyez, matelots venez chanter et danser au Quai.

Oyez, oyez, matelots venez chanter et danser au Quai.

Et repartez riche de souvenirs....

Simon

Vestale

Sublime vestale, pureté de vœux, sacre de piété. Tu ignore le monde, engagé dans ta destinée, les manières étudiées, le maintien pour seul disciple. 

Affairé à maintenir la flamme, toute entière vouée au foyer. 

Diaphanes créatures, à travers toi la lueur du feu.

C'est flammes comme des femmes dansent et tu protège leur ballet.

Bientôt le feu et ton âme sont unis au rythmes de la cité dans une danse infini.

 

Simon Facy

Papiers

 

Je veux des papiers déchirés, des papiers peints, des papiers poncés, des papiers décollés, des papiers cadeaux. Je veux des papiers à carreaux, des papiers mâchés, des papiers à bulles, des papiers dorés, des papiers à trous, des papiers de roseaux, des papiers journaux, des papiers d'alu, des papiers à pois, des papier toilette, je veux du papier glacé, des papiers d'identité, des papiers de notes, des papiers buvards, des papiers pour compter, des papiers pour écrire, des pour se présenter, je veux des papiers pour s'envoler, des papiers pour un message secret, des papiers pour voyager, des papiers administratifs, des papiers d'entrée, des papiers de sortie, et c'est fini.

 

Simon Facy

Oisif

Toujours respirant l'air d'ici bas, Toujours aspirant à l'air d'en haut, loin dans le firmament, là ou nuls regards ont été porté, non pas coiffé d'un casque digne d'un Scaphandrier, non pas, mon rêve à moi et de quitter cette enveloppe charnelle, prison de chair et d'os, atermoiement d'un esprit léger, et je ne compte plus les heures et l'horloge à disparu de son vide ne reste plus qu'un nostalgique souvenir où venir et s'en aller et le lot de l'humanité, l'arrière moi me hante, l'après me fait frissonner. Il est vrai que je sais jongler avec le feu des mots, l'eau des lettres, la grisaille des phrases et ne suis pas en reste pour paraphraser l'autre celui là même dont je ne connaît que l'œuvre alors c'est d'un Deus Ex Machina que je clôture ce petit moment d'intimité.

 

Simon Facy 

 

 

 

Léger

 

Une plume portée par les vents voilà ce que je suis, et j'inscris dans l'insondable des vers, des strophes où votre esprit s'accroche et je jubile, je m'amuse à emmener votre cœur vers cet ailleurs, là ou les lunes sont opale, la où la terre est fragile, la où la glaise devient notre genése, de petits hommes et femmes modelés par de gigantesque mains, et là où après toute une vie on gît. La Terre avec laquelle l'enfant joue.

 Alors peut-être ce sculpture est simplement un enfant rieur et joyeux de faire jaillir du rien, du néant, deux petits êtres si gauches, si maladroit, si imparfait.

Pourquoi vous dire tout ceci pour vous offrir le temps de réfléchir à nous, si complexes  et si éphémères, au vue de cette fameuse terre.

Un jour viendra le crépuscule de ma vie, en attendant permettez-moi d'imaginer,  comme un peintre à l'oreille coupée, le vent portant mes lettres jusqu'à votre boîte, permettez-moi de voir un ciel jaune, un océan rouge rubis,  une girafe verte comme le jade, et vous donner l'idée de repeindre ce monde au même qu'une douce âme me la souffler, heureuse et légère.

 

Simon Facy