Poésie 12

Ensemble de poésies et textes libres

Quoicoubeh

J'en perds mon latin tous ces malandrin qui parle zarbi azzi zon détruit Jean-Baptiste poquelin. Mais quelle est cette école où on se check plutôt que se serrer la main, tout ça me rends chèvre, je bredouille wesh yo poto c'est ça non parce que je voudrais pas paraître azbine, naze, à l'ouest....être dans le vent deviens une sinécure j'ai beau parler, échanger, tchetché avec ces mômes, j'avoue chui a la rue pour ces palabres et tout ces ziva... alors là, c'est le moment où je me dis, vieux machin t'es juste trop vieux ! tant pis, je garderai mon bescherelle et je hocherai la tête style j'ai capté alors que pas du tout...mais chut s'il vous plaît, garder ça secret !

 

Simon Facy

Pourquoi tous ces regrets ?

 

Je grimpe aux murs,  je dégringole en parabole, je m'avachis en épiphanie, je joue les sauvages en folie du verbiage, je cours en parcours de mots, je roule en mode cool, je m'escamotte en litote, je tricote à la belote, je gesticule en pédoncule, je m'agite sans limites, je tique et toque à votre porte, je rêve sans trêve, je boue comme sang chaud, je craque à cause du traque, je me déshabille comme on tombe un jeu de quilles, je déterre d'anciens réverbères, je griffe quand je vois ton pif, je muscle mon jeu de mots, je raconte sans compte rond, je crédite cette petite Édith, je vends mes sujets au verts, je bois du jus hors la loi, je fuit la beauté des chats aux chapeaux, je peaufine mon stock de paraffine, je sèche comme un fruit de mer, je mèrde pour te perdre, je respire l'odeur de ma tirelire, je me suspend comme des points en suspension,  je foire ma grammaire, je chie l'orthographe, j'éclate la ponctuation, je fini par dire au petit littré va bien te faire.... Et pour le dico même topo ! Quand au dernier je sais pas l'écrire, je ne l'ai jamais ouvert et toujours j'ai préféré la sauce béchamel ça au moins je m'en rappel.

Simon Facy

Eux

 

Ils sont nombreux, c'est eux

 Et qui sont-ils des étrangers, des colons, des Fantômes, tous cachés par le tohu bohu de la foule, pourquoi se cacher lorsque l'on connaît l'appatie des gones, des clones, des goules. Ici je passe testament de résister à la facilité et si je suis surpris à être reposé sur un laissé aller.  À moins qu'eux, que l'autre, que toi croise mon chemin, ombragé, caillouteux, et plein de poussière. 

Là-bas l'horizon est fait de champs et de paysage verdoyant.  Les papillons volent et s'éparpillent, les sauterelles navigue de brin en brin, les oiseaux sifflent un chant haut perché et l'aire est chargé de senteurs enivrantes des fleurs au herbes sèches partout la légèreté de ta présence souffle un parfum qui rends grâce à notre Dame où gîte quelques troublions prêt à se battre pour défendre son lopin de terre.  Le conflit emplit l'atmosphère et l'angoisse m'étreind alors je ploie sous toi et m'enfonce dans un lourd sommeil.

 

Simon Facy

Et Toc

Étrange soliloque, Capharnaüm de breloque, toc toc à la porte, le chant du coq, et cette vieille coque qui tient encore la mer, troc de voisinages, roc intemporel et incassable, travail matinal sur les docks, et santé je lève mon bock et trinque ad hoc, et on repart même si je débloque ou si je bloque, il faut beaucoup loque pour enfin trouver la perle rare, mais l'on parle et parfois ma voix devient rauque, et puis des fois c'est juste une private joke, J'emprunte au flegme des lords quelques mot, non pas que je les moque, nous avons trop eu à faire l'un et l'autre, non je reste affable et botte en touche comme un vioque, savoir si mon froque me lâchera pas le jours ou je vous dirait tout, et n'ayez crainte je troque ma pinte contre l'are de mes bois.

 

Simon Facy